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Rencontres et découvertes

Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /2006 17:28

C'est un lieu extraordinaire où chacun peut poursuivre son cheminement vers la création et trouver une aide précieuse, un regard juste, un grand respect en la personne de Bernard Grassias, sculpteur et professeur. C'est un immense plaisir de rejoindre plusieurs fois par mois cet atelier perdu dans la forêt de Jouy en Josas.

La galette des rois 2006. De gauche à droite : Georges, Nohora, Annick, Christian, Bernard, Bernadette, Françoise. Manque sur la photo Badile, Sandrine, Denis, Aldo et moi...
Par Nathalie Ricque - Publié dans : Rencontres et découvertes
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 19:15

Que fait le sculpteur durant ces vacances ? Il fait des stages pour créer de nouvelles sculptures ! Voici celles réalisées lors du stage de Ris dans l'atelier de Bernard Grassias. Créativité, joie et bonne humeur au rendez-vous :

"Les bergers", vieilles pinces, plâtre, fil de fer, galets, coquillages et "Les danseuses" : vieille pince, pièces en métal, fil de fer, galets,coquillage.





















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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 19:37

La terre, l'écriture. La terre qui respire, l'ecriture qui expire !
Voici une recette à titre d'exemple :
Choisir un objet dans le grenier comme un vieux casier en bois.
Ecrire la fiche muséographique de l'objet

Fragment de nourricier fin de l’empire Blurp, vers 12900 ap. JC
Casier  dit « Nourricier » en racine de patatarbre élaboré par les femelles Blurp afin d’élever leurs petits. Chaque petit  était déposé dans sa case peu de temps après sa naissance pour nourrir leur progéniture jusqu’à ce que ce dernier déborde de sa case nourricière et tombe. Peu de nourriciers Blurp on été retrouvés à ce jour cette civilisation ayant fait preuve d’une insouciance et d’une fantaisie jamais égalée. Collection du musée impérial Flagada

Ecrire l'histoire de l'objet

Comme tous les nourriciers, je suis fait en patatarbre. C’est un groupe de femelles Blurp de la région des lacs Zygomatiques qui m’a construit il y a bien longtemps.
Ces dames faisaient preuve d’une rare insouciance et mon avis d’une grande légèreté. A peine leurs petits mis au monde elles les déposaient dans une case de nourricier et repartaient danser dans les bois de Patati.Je dois ma survie  à la chute de l’Empire Blurp définitivement mis en déroute par les troupes du Général Droitdansesbottes de l’Empire Flagada.

Prolonger l'objet



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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 12:04





































"Me voilà bien,

Je suis SON arbre !

Pourquoi m’a-t-elle choisi ?

Peut-être est-ce mon tronc en virgule qui se fraye un chemin étroit et sinueux vers le ciel pour trouver la lumière, la vie ?

Peut-être est-ce le vert tendre de mes feuilles aux formes parfaites et arrondies comme les dessins d’enfants ?

Peut-être est-ce l’explosion vivifiante de mon bouquet de branches lorsque j’ai gagné la lumière, gagné le ciel ?

Une humaine m’a adoptée cette semaine, quelle drôle d’idée ! Peut-être me ressemble t-elle ?"

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 20:50

Dimanche dernier je participais à un stage Ecriture / Terre organisé par Bernard et Bernadette Grassias.

Un vrai ressourcement ces expériences argiloscripturales !

Un petit exemple : un travail les yeux fermés au son de musiques inspirantes. Ensuite vous écrivez vos impressions, vos réactions sur votre oeuvre et celles de vos petits camarades. Voici mon travail :


Voici ce qu'en on dit les participants :

"Une créature d'un autre âge". "Un poisson tortue non répertorié par les scientifiques". "Je suis fait pour vivre dans l'eau mais je voudrais voler". "Un homard en mutation". "Une survivance"...

Voici ce que j'avais écrit :

"Au son de la musique, en rythme, j'ai caressé la terre, je l'ai griffée et à nouveau caressée. Je n'avais pas envie de force mais juste d'un effleurement. Puis, j'ai ouvert les yeux et une vache me regardait si distinctement. Que faire ? J'ai continué à caresser la terre-vache et son museau. J'ai posé une couronne sur sa tête, vache sacrée ? Un morceau de terre s'est échappé durant le travail, la vache-terre me tire la langue !"


Regardez bien, une vache vous tire la langue !

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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 09:26




Au matin elle avait disparu.

 

J’eus beau retourner l’atelier, point de Vénus.

 

Elle était entrée dans ma vie un jour de septembre quand mue d’une résolution de rentrée, je m’étais dit : « ma grande il faudrait tout de même tâter du caillou ». Equipée telle une astronaute, combinaison, gants, masque, scie circulaire, la dame sortait de sa gangue de pierre avec les langueurs d’une diva d’opérette. L’atelier n’était plus que bruit et fureur et moi un misérable tas de poussière.

 

Furieuse de ne point trouver l’objet de ma création, je sortais fumer une cigarette sur le balcon. Je tombais nez à nez avec mon phénomène prêt à se jeter dans le vide.

 

Ce fût Phèdre acte III scène 3 ! Elle m’expliquait qu’elle était tombée amoureuse d’un jeune motard en terre cuite qui n’avait eu aucun regard pour son corps de déesse. Je lui répliquais que bien d’autres Apollons de banlieue n’attendaient qu’elle et que s’il le fallait, j’étais prête à sculpter l’homme de ses rêves. Bien des tergiversations et des réconforts plus tard, ma déesse suicidaire, à l’orgueil blessé se laissa attraper avec nonchalance et replacer sur sa sellette.

 

Parfois les œuvres auxquelles nous donnons vie nous échappent, partent loin de nous vivre ou mourir.

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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 13:28

"Je crois que Gauguin pensait que l'artiste doit rechercher le symmbole, le mythe, agrandir les choses de la vie jusqu'au mythe, alors que Van Gogh pensait qu'il faut savoir déduire le mythe des choses les plus terre à terre de la vie. En quoi je pense, moi, qu'il avait foutrement raison".

          Antonin Artaud "Van Gogh, le suicidé de la société"

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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 09:25


"I was an angry young woman,
but then there are many angry young men and women
who still don't becom artists.
I became an artist because I had no choice,
so I didn't need to make a decision.
It was my fate.
At other time history,
I would have been locked up for good in an asylum -
but as it was I was only under stric psychiatric supervision for a short while,
with ten electric shocks etc.
I embraced art as my delivrance and a necessity"

Niki de Saint Phalle

www.nikidesaintphalle.com



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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /2009 16:41
Durant les dernières vacances scolaires, j'ai participé à un stage créativité aux Ateliers de la Cour Roland.  J'avais une broncho-trachéo quelque chose et de la fièvre. En voici une preuve :






Pour les plus observateurs de mes nombreux lecteurs (!), cette sculpture comporte deux animaux ! Les voyez-vous ? Peut-être n'avez-vous pas de fièvre ?
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 00:00

 



Madame Hippopotame est à la plage pour la première fois. Pas très sûre du choix de son maillot et de son bonnet de bain. Elle pense que tout le monde la regarde, surtout le groupe de petites girafes élancées là-bas.

Plus le temps passe, plus elle est terrifiée par la situation. Elle se sent stupide, ridicile dans cet accoutrement. Elle est fossilisée sur place, inerte.

Elle a rêvé toute sa vie pourtant de ces vacances à la mer, de ce plongeon dans le grand bain libérateur. Elle s'aggripe à sa bouée puisqu'il ne lui reste plus que ça. Elle se sent si nue, si visible.

Elle sait qu'elle doit le faire pour exister à ses yeux, pour en finir avec la peur de l'inconnu.

Alors, oui, au bord du malaise, elle saute dans cet océan bleu infini sans savoir ce qui va arriver.

Elle ferme les yeux, tout son corps est absorbé par l'eau , elle va se noyer.

Elle ouvre les yeux et voit le ciel au dessus d'elle. Une sensation divine de victoire et de bien-être insespéré l'envahit.

Elle flotte !

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