Les sculptures de Natacha !
"Je crois que Gauguin pensait que l'artiste doit rechercher le symbole, le mythe, agrandir les choses de la vie jusqu'au mythe, alors que Van Gogh pensait qu'il faut savoir déduire le mythe des choses les plus terre à terre de la vie.En quoi je pense, moi, qu'il avait foutrement raison". Antonin Artaud
Entre mes mains naissent des êtres fantastiques et colorés, poétiques et joyeux. En eux se terrent des sentiments tour à tour légers ou terribles, une manière de conjurer les peurs viscérales, les désamours passés, l’abandon ou l’absurdité du quotidien. Les deux mains plongées dans la matrice malléable et enveloppante, j’adoucis le monde. Je regarde les passants, les hommes, les femmes, les travailleurs appliqués, les rêveurs nonchalants. Espiègle, je les observe avec tendresse, sans cesse j’absorbe ! J’aime décrypter ce qu’il y a d’embrouillé dans ce monde, faire un pas de coté et puis rire.
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Chers tous !
Vous me demandez si mes sculptures avancent ! Oui oui, je vous rassure !
Voici un petit bilan photographique des travaux en cours !
Merci de l'intérêt que vous portez à mon travail, à très bientôt !
La bestiole à deux têtes, en cours de plâtrage ! (il y a du plâtre partout !)
La belle danseuse qui chaloupe dans son carton attend sa robe !
La tortue placard en attente de patine.
La maman et son bébé.
Depuis une version en trois dimensions avec deux bébés est en cours !
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"Même pas peur" sans ses lunettes !
Raymond en attente de roulettes et de bandeau !
Allez, je retourne à mes trésors et vous embrasse !
Il y a la « moune ». Un concentré de vérité et d’ivresse au prénom ensoleillé. Joufflue, en rondeurs, ma moelleuse, deux grands yeux noirs vous regardent et sourient toujours sauf les jours de miss casse-pieds. Elle est dans la vie, elle est la vie, celle qui est sortie de votre ventre avec tant de volonté et d’ardeur. Pas d’acte, pas de scène, pas de public. Elle est, encore. Une détermination terrible à tout voir, tout faire, tout savoir, tout bouffer. Elle parle en chantant et c’est Broadway au dessus des Playmobil. Peur de rien, si ce n’est de rater un événement essentiel de la pièce lors de la sieste quotidienne. Une petite princesse sublime qui mange des « quiches de reine », son diadème sur la tête.
Il y a le caillou. Un arbrisseau d’1m23 aux yeux bleus comme dans les prospectus pour les piscines. Des yeux interrogateurs, souvent inquiets, toujours pénétrants. Blanc été comme hiver, comme la neige de son tableau préféré, un pote à lui, Claude Monet. Il a su parler avant de marcher, lire avant d’être propre et faire des soustractions à retenues avant de s’habiller seul. C’est une tête, une grosse tête bien trop pensante pour son jeune âge, juchée sur un squelette fragile et filiforme. Un sylphe, jamais vraiment ici et là. Son esprit volette, loin des contingences, des chaussettes à enfiler et des dents à laver. Il vous regarde, vous savez qu’il sait. Il a l’intelligence de l’intérieur, des entrailles et des tourments. Il dit des mots qui transpercent, des phrases qui remuent. Il vient de vous.. Il cherche un monde parfait et céleste auquel il ne veut pas renoncer.
La preuve :
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