Histoire de la danseuse de Flamenco

 

Son ossature métallique constituait un défi pour sa génitrice opiniâtre. Pliage, soudure, métal, volume. Puis, la danse est arrivée. Le mouvement est là, la cambrure. Le geste du bout des pieds à la racine des cheveux se détache dans le ciel. Le corps en arc de cercle parfait et inaccessible. Elle existe, campée dans sa pose, emplit l’espace de sa présence survoltée, rageuse, narguant les regards qu’elle défie comme certains défient parfois la vie, les emmerdes, la bêtise.

Comment est-elle arrivée maladroitement entre mes mains ? Elle a du traverser à mon insu ce bout de France et attendre avec une impatience feinte, tapie dans le creux de mon esprit le moment pour ressurgir de toutes ses forces.

Certains êtres nous touchent instantanément et quoi qu’il arrive, je sais que je ne les oublierai pas.

 

 

 Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d'Égée
Sous les lois de l'hymen2
je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps, et transir3
et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D'un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J'adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer.
J'offrais tout à ce dieu, que je n'osais nommer.
Je l'évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j'osai me révolter :
J'excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L'arrachèrent du sein, et des bras paternels.
Je respirais, Œnone. Et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence ;
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J'ai revu l'Ennemi que j'avais éloigné :
Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus toute4 entière à sa proie attachée.
 

 

 

 

 






































"Me voilà bien,

Je suis SON arbre !

Pourquoi m’a-t-elle choisi ?

Peut-être est-ce mon tronc en virgule qui se fraye un chemin étroit et sinueux vers le ciel pour trouver la lumière, la vie ?

Peut-être est-ce le vert tendre de mes feuilles aux formes parfaites et arrondies comme les dessins d’enfants ?

Peut-être est-ce l’explosion vivifiante de mon bouquet de branches lorsque j’ai gagné la lumière, gagné le ciel ?

Une humaine m’a adoptée cette semaine, quelle drôle d’idée ! Peut-être me ressemble t-elle ?"

Un regard

Sonia "Pour Natacha, la sculpture est un moyen de témoigner des angoisses et des absurdités comme des éclats de rire et des moments jubilatoires du quotidien. Elle pose un regard espiègle, ironique et tendre sur le monde, la société, l’homme, comme dans une tentative de compenser la dureté de la vie. En faisant remonter les non-dits comme des évidences, son œuvre dépasse le caractère anecdotique de la vie quotidienne et transforme des impressions et des émotions, en sculptures palpables.
Sa relation à la  représentation du réel comme de l’imaginaire débouchent sur la création d’êtres fantastiques emblématiques de nos contradictions intérieures. Ses sculptures mêlent modelage, récupération et détournement d’objets. De son utilisation de la matière et des couleurs, du choix des matériaux naissent des oeuvres qui nous parlent au premier regard."
  

Expositions

- Evasion des Arts Villy en Auxois Aout 2010

- Courants d'arts Miermaigne, juin  2010

- Quai des singulières, La Flotte en Ré, avril 2010

- Courants d'art Miermaigne, juin 2009

- Portes ouvertes des Ateliers de la Cour Roland  2003, 2004, 2005, 2006, 2007
- Galerie Jenny du Marais 2008, 2009

- Morsaint Art, 2008

- Salon de Printemps de Verrière le Buissson, 2008

- Morsaint'Art 2007 : Prix de la municipalité

- Carré d'Art  1ère édition Morsang sur Orge 2005

- Morsaint'Art 2005 : 1er prix sculpture

- Collège Galilée, Evry 2004

- Ecole du centre Orsay 2004

- Galerie l'Aire libre Evry 2004

- Visio Art 2 Université d'Orsay 2004 : Prix du public

- Morsaint' Art 2004

- Croisière de l'art contemporain en Essonne, atelier portes ouvertes 2004

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